La vie de MONTY de sa naissance à l'année 64

 

Monty de son vrai nom Jacques Bulostin est né le 18 février 1943 à Chezal-Benoît dans le Cher.

La meilleure façon de résumer le début de la vie de Jacques Bulostin avant qu’il ne s’appelle Monty est de reprendre le texte au verso de son LP canadien :

A Londres, il y a quelques années, un adolescent français s’ennuyait dans une famille britannique : dédaignant s’entretenir avec les deux fils de la maison dans leur langue maternelle, MONTY baissait le nez sur une tasse de thé…et rythmait du pied un air imaginaire. Généralement un air de Cliff Richard.

Car MONTY venait de découvrir le roi du rock-celui qui est toujours son modèle. Lui qui n’avait jamais mis les pieds au « GOLF DROUOT », il avait attrapé le virus à Soho, où il fréquentait les boîtes à jazz pour oublier son exil londonien. A défaut d’apprendre l’anglais, ce qui était son intention première, il brulait de la fièvre du rock et se découvrait une vocation de chanteur.

MONTY (qui est né le 18 février 1943 dans le Cher) connaissait déjà la musique… mais donnait plutôt dans la sonate quand il avait été se perdre à Londres. Son père ingénieur, ne sétait pas douté qu’il passerait un jour au « yé-yé », quand on l’avait assis, à l’âge de cinq ans, devant un piano, avant de l’envoyer au Conservatoire, qu’il devait fréquenter jusqu’à son adolescence.

Revenu en France, totalement contaminé par le rythme, MONTY s’était aperçu qu’il ne suffit pas de dire : « Adieu Chopin, et Salut les Copains » pour devenir chanteur. Il s’était heurté au veto inflexible de ses parents et au slogan impitoyable : Etudies d’abord, on verra ensuite… »

Etudes, donc, mais on bachote mal en écrivant des chansons, ce que Monty faisait avec une ardeur cachée. Au deuxième échec, sa famille dut se faire à l’idée qu’un bachelier était perdu pour la nation : pour sauver la face et ne pas trop l’ennuyer on l’envoya aux « Beaux Arts », où il devait se sentir plus à son aise.

MONTY peignait et chantait en « auteur » il détestait reproduire les tableaux des autres et il n ‘interprètait guère que ses propres chansons. Mais s’il avait des professeurs pour juger ses toiles, personne ne le conseillait quant à la voix : un an avant qu’ « Un Verre De Whisky » devienne un best-seller, MONTY travaillait seul ses cordes vocales, ne se fiant qu’à ses oreilles.

Estimant que le temps de l’amateurisme était fini, MONTY abandonne un jour le football, un sport qu’il pratiquait avec passion, pour avoir le temps de prospecter le monde de la chanson. Mais il était quelque peu timide, et préférait écrire aux firmes d’édition que d’affronter les directeurs artistiques.

La méthode avait du bon…à défaut d’être rapide : une lettre adressée chez Barclay à Noël devait lui valoir une convocation pour Pâques.

Arrivé au studio avec une gitare sèche et trois chansons, MONTY en était reparti avec un contrat-et son nouveau patronyme-, signé séance tenante. Il allait faire son entrée officielle dans le « Show business » début 64 : en enregistrant un premier disque et en affrontant le public pour la première fois.

Avec « Même si je suis fou », dans un spectacle monté pour un soir au Théâtre de la Porte St Martin.

« Je n’avais été prévenu que le matin même, j’avais une peur terrible, avoue Monty. En plus, mon accompagnateur ne savait pas lire la musique, comme beaucoup de musiciens de jazz : in extremis, j’ai du lui faire tout apprendre « à l’oreille ».

Cela dit, tout s’était bien passé. Comme ça s’est bien passé Salle Wagram, quand il y a affronté des « teen-agers » déchainés :

- « C’était effrayant. J’ai cru ne jamais m’en sortir ».

Il faut dire que MONTY est superstitieux et pessimiste. Il annonce que tout va mal quand il sent, au fond de lui-même que tout va bien : il peint tout en noir pour conjurer le sort. Il serait plus serein si son chien fétiche pouvait le suivre dans ses tournées, mais le malheureux cocker a 8 ans et ne supporte pas la voiture…

La Future « Mme Monty » - quand il se mariera devra être plus résistante que le toutou aux maux de coeur. A défaut d’avoir l’esprit pratique, MONTY lui demandera d’en avoir pour lui : elle l’accompagnera partout et sera sa collaboratrice n°1.

« Elle pourra prendre des décisions, promet-il. Je l’écouterai. Sauf si elle décide d’emprunter ma guitare ou ma voiture ».

 HOME site Didierpassion COMPLET

 

 

 

 

 

 

 

 

MONTY le site de MONTY par un fan de MONTY

Biographie de Jacques MONTY