TEMOIGNAGE DE FAN:
Alain Amram
Voici le témoignage d'un grand fan , Alain Amram, qui a
eu le privilège de rencontrer régulièrement Marc Aryan.
Alain Amram a également beaucoup aidé Francis Derouf, le responsable chez BMG
ARIOLA pour permettre la sortie des CD "Les Chansons D'Or".
Mais laissons lui la parole:
1965
Sur mon petit transistor, j’arrivais à capter Radio Monte-Carlo qui
diffusait, à la demande des auditeurs, le hit parade des nouveautés.
Une jeune fille en ligne demande « Katy » de Marc Aryan.
Marc
Aryan, je ne connaissais pas.
Mais
dès l’introduction musicale, j’ai tout de suite pensé « ce doit être
une bonne chanson ».
Puis,
la voix de Marc « OH KATY, KATY, je revois souvent ...».
Voila
comment tout a commencé.
J’ai
foncé chez le disquaire et j’ai acheté l'album (le premier album de Marc).
Coup de foudre, 12
superbes chansons d’amour.
1967
Me
voila à Paris. Rencontre avec ma future femme, à qui, bien entendu, je parle
de Marc Aryan, et de mon souhait de la rencontrer.
Machinalement,
je note sur cette lettre, mon numéro de téléphone.
Peu
de temps après, surprise, coup de téléphone de Marc, longue conversation.
Marc
promet de nous recevoir à Ohain.
Début
1970
Marc
nous invitait pour un week-end, dans sa superbe maison.
Nous
avons trouvé un homme très gentil, très simple.
J’avais
bien sûr apporté mes 45 tours et 33 tours qu’il a dédicacés.
Il
nous a fait visiter son studio d’enregistrement.
En
le quittant, nous avions promis, que si notre premier enfant était une fille,
nous l’appellerions Katy.
C ‘est
le prénom de ma fille aînée.
Mars
1971
Nouvelle
invitation de Marc.
Cette
fois, je pars seul (mon épouse devant accoucher) et là, surprise, Marc me
propose de travailler avec lui « je n’ai pas besoin d’un comptable »
me dit-il, » mais d’un bras droit », de quelqu’un qui soit là,
lorsque je suis en déplacement (à cette époque, il voyageait beaucoup).
Il
me fit visiter la maison que l’on occuperait (mitoyenne à la sienne).
J’étais
ravi et interloqué à la fois.
Mais
cela ne s’est pas réalisé car mon épouse n’était pas disposée à l’époque,
à quitter la France.
Cela
n’a en rien détérioré nos relations
amicales. J’appelais Marc 2 fois par
mois, qui me tenait au courant de ses activités.

1977
Coups
de téléphone et lettres se succèdent.

La
dernière lettre de Marc, date de septembre
1984, dans laquelle il disait
qu’il nous téléphonerait pour que nous puissions passer un moment ensemble
à Paris.
Juillet 1985
Coup
de téléphone de Marc, m’annonçant qu’il serait à Paris en août avec son
épouse (que j’e n’avais pas le plaisir de connaître), me précisant que
son portrait figurait sur son dernier album.
Hélas,
mille fois, hélas, nous partions en vacances.
«Ce
n’est pas « grave », me dit-il, ce n’est que partie remise.
Mais
la vie ne l’a pas voulu, car Marc nous quittait fin novembre 1985.